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  Né de la rencontre entre l’anthropologue Pascalô Vallières et l’agriculteur Mandé Balla Keïta, cette initiative est issue, d’une part du désir de jeunes gens de nationalité française et québécoise de consacrer leur temps et leur énergie à la mise en œuvre d’action de développement au Mali et, d’autre part, du souhait de la famille Keïta de voir la propriété familiale à nouveau exploitée de manière communautaire. Ballabougou est en effet une véritable terre d’accueil dont la prospérité permettait autrefois à de nombreuses familles du Mandé de subvenir à leurs besoins. Aujourd’hui, le projet d’écovillage proposé par Cibara a pour but d’accueillir à nouveau sur cette terre tous ceux qui auront la volonté de travailler ensemble à la construction d’un avenir meilleur pour eux-mêmes et les générations à venir. Les acteurs de Cibara partagent la conviction que l’union fait la force et que, grâce à la contribution de chacun, c’est l’ensemble de la population qui peut voir ses conditions de vie s’améliorer. Tout au long de l’année 2007, des Maliens, des Québécois et des Français ont commencé à réfléchir ensemble à la meilleure manière de mettre cette précieuse richesse que constitue la terre de Ballabougou au service d’un développement local durable. Les anthropologues qui travaillent sur le projet ont été à la rencontre des villageois, des artistes et des artisans afin d’échanger avec eux sur les difficultés rencontrées dans leurs activités et de penser ensemble les solutions envisageables.
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